Mon père est électricien depuis trente-cinq ans. Il sait lire un chantier d'un coup d'œil, estimer un tableau en quelques secondes, anticiper un risque avant même d'avoir ouvert le disjoncteur. Mais quand il rentre le soir, il passe deux heures à saisir des devis sur un tableur, à copier-coller des prix, à relire six fois la même facture pour être sûr que la TVA est bonne.
Ce décalage m'a toujours frappé. L'artisan BTP est un métier de terrain, d'œil, de main. Le logiciel qu'il utilise le soir, lui, lui parle comme à un comptable.
On passe notre temps à courir après des devis qu'on aurait dû faire hier. Et quand on les fait, c'est à 22 heures, avec les gosses déjà couchés. Mon père, au téléphone, un mardi soir d'octobre
Un constat simple
440 000 entreprises BTP en France. La plupart sont des petites structures — un artisan seul, deux compagnons, parfois un apprenti. Elles produisent environ 15 devis par mois en moyenne. Et chaque devis, c'est 30 à 45 minutes de paperasse.
Ça fait, par artisan, une journée complète par mois passée à faire quelque chose que personne n'aime faire. Une journée pas facturée. Une journée volée au chantier ou à la famille.
La contrainte qui a tout déclenché
En 2026, la France passe à la facturation électronique obligatoire. Factur-X pour tous, dématérialisation, plateformes agréées. Pour une grosse entreprise, c'est un projet IT. Pour un artisan seul, c'est une mauvaise nouvelle de plus.
On s'est dit : autant que cette obligation devienne l'occasion de tout changer. Pas de migrer un Excel vers un Excel conforme. Mais de prendre le problème par l'autre bout — la photo, la voix, le chantier — et laisser l'IA faire le reste.
Ce en quoi on croit
Trois principes qui structurent chaque décision produit.
Le temps de l'artisan vaut cher
On ne livre pas une fonctionnalité qui fait gagner moins de 5 minutes à l'utilisateur. Le reste, c'est du bruit.
Parler le langage du métier
Pas de jargon SaaS. Pas d'onboarding interactif. On dit "devis", pas "document transactionnel".
Fait en France, hébergé en France
Données sur serveurs français, équipe basée à Paris, support par des humains qui connaissent le secteur.
Ce qu'on ne fera pas
On ne fera pas de CRM commercial. On ne fera pas de comptabilité générale. On ne fera pas un outil à 18 onglets qui promet tout et ne règle rien.
Aegis Chantier fait une chose : transformer ce que l'artisan sait déjà — son œil, sa voix, son expérience — en documents professionnels conformes, en moins de temps qu'il n'en faut pour préparer un café.
L'équipe
Petite, concentrée, basée à Paris. Un fondateur issu de l'ingénierie, une oreille collée en permanence aux retours des 200 premiers artisans utilisateurs. On avance vite parce qu'on ne s'éloigne jamais du terrain.